Découvrez l’œuvre d’Epsylon Point, street artiste et pionnier de l’art urbain en France.

Epsylon Point, le précurseur de l’art urbain en France

Son nom ne vous est sans doute pas inconnu : Epsylon Point a marqué l’histoire de l’art urbain en France avec ses premiers pochoirs en couleur, œuvres dont il revendique la paternité. Comment ce peintre graffeur né au milieu du XXe siècle a-t-il découvert le street art ? Quelles sont ses œuvres les plus marquantes ? La CHOOSE Galerie dans le 8e arrondissement de Paris vous dit tout sur l’artiste.

Epsylon Point : l’histoire d’un homme passionné

Passionné d’art depuis son enfance, Epsylon Point a franchi le pas du street art à la fin des années 1970, alors même qu’il venait de sortir des Beaux-arts de Dijon. La passion du street art lui est apparue comme « un flash » selon ses dires, lors d’une performance réalisée vers la fin des années 1970.

« J’ai eu l’impulsion de recouvrir de peinture noire un écran sur lequel je projetais des images. J’ai pris une bombe de peinture et là, ça a été comme un flash ». À partir de ce moment, l’art urbain n’a plus jamais quitté l’artiste et commença à émerger les premières esquisses du pochoir en couleur. La technique qu’il a développée aux côtés de son amie La Signe est inédite et son écho à travers les années influencera bien de street artists au quatre coins du monde.

En 1985, alors que le nom d’Epsylon Point est encore inconnu du grand public, il participe au premier rassemblement du mouvement graffiti et d’art urbain organisé par les VLP en Seine-Saint-Denis dans la ville de Bondy. D’autres grandes figures du street art ont été aussi de la partie, pour ne citer que Jef Aérosol, Blek le rat, Speedy Graphito.

Expositions de ses œuvres

Après avoir déménagé à Turin, où il a formé de nombreux artistes aux techniques du pochoir en couleur, Epsylon Point revient en France vers la fin des années 1990. Mais entre-temps, la loi contre l’envahissement de l’espace public par le street art s’est durci et beaucoup parmi ses pairs sont en procès. Pas lui.

Un choix judicieux qui a redonné une visibilité encore plus grande aux œuvres de l’artiste. Ces pochoirs en couleur, rebelles et anticonformistes, sont exposés dans les galeries d’art françaises et européennes : Hommage à Guglielmo Achille Cavellini, Galerie Espace, Turin (1992) ; « Cirque Erotic », Kunstkabinett, Cologne (1993) ; « Érotiques de la vie quotidienne », Galerie Sanguine, Paris (1994) ; Galerie Arnaud Brument, Grand Stade de France (1998) « hihihihihi », Galerie Ligne 13, Paris (2012) ; « Self-made », Galerie Moretti & Moretti, Paris (2014), etc.

Pour sa part, La CHOOSE Galerie consacre un travail de promotion mondiale de son œuvre.