Découvrez l’œuvre d’Epsylon Point, street artiste et pionnier de l’art urbain en France.

Découvrez les graffeurs français les plus influents

La communauté de l’art urbain français regroupe de multiples talents issus de différentes générations. Graffeur, pochoiriste, mosaïste : les street artists français continuent d’émerveiller par leurs œuvres. Mais qui parmi eux sont les plus influents ? Quelles sont leurs œuvres les plus marquantes ?

Graffeurs et pochoiristes français

Né aux États-Unis dans les années 1960, le graffiti est arrivé en France à peu près à la même période que le street art, porté par des artistes précurseurs comme Gérard Zlotykamien et Ernest Pignon-Ernest. À l’époque, l’art urbain servait principalement à dénoncer les systèmes ou à porter un regard critique sur un sujet d’actualité. Avec les évènements de Mai 1968, le street art a revêtu une dimension politique accrue, caractéristique que l’on retrouve jusqu’à aujourd’hui dans certains graffitis et pochoirs muraux.

À propos de pochoir, la France a vu naitre les premières productions de pochoirs en couleur, vers 1982/1983, après qu’un artiste peintre encore méconnu à l’époque, Epsylon Point, ait découvert presque par hasard cette technique. Le pochoir permet d’obtenir deux effets distincts sur un même support tout en jouant avec les couleurs. « J’ai eu l’impulsion de recouvrir de peinture noire un écran sur lequel je projetais des images. Ça a été comme un flash », a confié l’artiste.

Mais en la matière, Epsylon Point n’est pas le seul à avoir perfectionné sa technique. D’autres pochoiristes, à l’instar de Jef Aérosol, Miss Tic ou encore Invader, ont été des sources d’inspiration précieuses pour nombre de street artists.

Les productions artistiques majeures

Quelques-unes des productions du street art français sont passées dans la postérité même si en matière d’art, il est toujours délicat d’établir une hiérarchie esthétique et générationnelle. Comment en effet comparer « Les Gisants » (1971) d’Ernest Pignon-Ernest à « La Chute » (2012) de Levalet, « The Warrior » de Blek le Rat à « Morphologie » de L’Atlas ?

Cependant, il n’est pas faux de dire que certains de ces graffeurs français, de par leurs techniques et leur inspiration, ont révolutionné le street art. Il en est ainsi de Jef Aérosol avec ses nombreuses performances en France et à l’étranger : « Chuuuttt » à Paris, « Sitting kid » sur la Grande Muraille de Chine, « North eastern » à Boston. Et comment ne pas parler d’Invader et de ses petits extra terrestres en mosaïque, de Miss Tic et ses jeux de mots, épigrammes et proses, ou encore de Jérôme Mesnager et son fameux « Homme en blanc ».

Dans le 8e arrondissement de Paris, La CHOOSE Galerie consacre son espace aux œuvres d’Epsylon Point à travers les années. Anartiste dans l’âme, figure du politiquement incorrect, Epsylon Point jette un regard critique sur la condition humaine, dénonce la violence et les conflits, et s’exprime sur les questions sociétales contemporaines.

À travers ses œuvres, nous vous invitons à un voyage dans le temps où se mêlent joie, tristesse et mélancolie : « Errar es humano » 1987, « Naissance » 1999, « La gare » 2008 ou encore « La décrépitude de l’âme » 2020.