Découvrez l’œuvre d’Epsylon Point, street artiste et pionnier de l’art urbain en France.

Message Street art

Ils sont visibles sur les murs, les façades des immeubles, les rames de métro : graffiti, pochoirs et autres fresques de l’art urbain nous interpellent par le contenu et la force de leurs messages. Qui en sont les auteurs ? Quelles causes servent-ils ? Éléments de réponse avec La CHOOSE Galerie Paris.

Le street art un moyen artistique de faire passer un message

D’emblée, il est important de souligner que le street art n’a rien à avoir avec les actes de vandalisme perpétrés en vue de causer du tort à une organisation, un individu. Le street art ou art urbain est un mouvement décliné sous plusieurs formes (graffiti, mosaïque, pochoirs, installation, etc.) ayant son histoire et sa valeur artistique.

À ses origines, l’art urbain était un moyen comme un autre de se faire entendre, de véhiculer un message politique à l’endroit des passants et des dirigeants. Une caractéristique que l’on retrouve encore dans les créations urbaines actuelles. En effet, l’art urbain n’a pas uniquement une fonction esthétique : il nous invite à réfléchir sur des problématiques sociétales essentielles. Urgence climatique, menaces sur la démocratie, famine et guerre sont autant de thématiques abordées par les street artists à travers leurs œuvres. Mais qui sont-ils ces artistes de rue engagés ?

Certains, comme Epsylon Point, Jef Aérosol ou Banksy, sont des figures célèbres et actives. D’autres, anonymes ou en herbe, agissent de manière ponctuelle, circonstancielle. Ainsi, lorsque Bansky s’est associé avec l’ONG GreenPeace pour la campagne « Save or Delete » en 2002, l’artiste britannique a créé des stickers représentant des personnages Disney liés à la nature, en état de détresse devant une scène de déforestation et un bûcheron, cagoulé comme un bourreau. Plus récemment, Amensty International a fait appel au steet artist Igor Dobrowolski pour dénoncer les horreurs du conflit au Yémen.

Le street art français engagé

L’art urbain français est riche de plus de 50 ans d’histoire et a surfé sur la vague des évènements de Mai 1968 pour émerger. Parmi les précurseurs de ce mouvement, Ernest Pignon Ernest était déjà aux avant-postes pour défendre dans ses dessins le droit à l’avortement. Mais il n’est pas le seul en la matière puisque d’autres artistes lui ont emboîté le pas, dénonçant fréquemment les abus d’une société consommatrice et inégalitaire.

Epsylon Point, le pionnier du pochoir en couleur, va ainsi passer maitre dans l’art du street art revendicateur. En dénonçant les inégalités sociales dans ses œuvres, en bousculant les tabous sexuels, Epsylon parvient à se forger une réputation d’artiste anticonformiste et sans étiquette. Il confiera dans un entretien : « Écrire sur les murs est un acte revendicateur : même si c’est esthétique, c’est obligatoirement politique, car visible par tous et imposé à chacun quelque soit son goût ».