Découvrez l’œuvre d’Epsylon Point, street artiste et pionnier de l’art urbain en France.

Street artiste Urban art français

De Blek le rat à Monsieur Chat, en passant par Invader et Miss Tic, l’art urbain français regorge de talents issus de différentes générations. Découvrez qui sont les street artistes qui ont marqué l’histoire de l’art urbain français et comment ce mouvement a gagné sa place dans le monde institutionnalisé de l’art.

Panorama des streets artistes français

Le street art français a émergé en même temps que les évènements de Mai 1968, porté par des artistes précurseurs comme Zlotykamien à partir de 1963 Ernest Pignon-Ernest à partir de 1966. À cette époque, les productions de l’art urbain, à visée essentiellement sociale et politique, se limitaient à des graffitis murales réalisées à la bombe de peinture. Ce n’est qu’à partir de ses années 1980 et la mise au point d’une nouvelle technique, le pochoir, que ce mouvement prend véritablement son envol.

Le pochoir est une technique d’impression de motifs et d’images sur quasiment toutes les surfaces rigides. Le type de peinture de pochoir diffère en fonction du support choisi (tissu, métal, bois, etc.) et le choix du motif permet des possibilités infinies. De jeunes artistes comme Bleck le rat, Jef Aérosol et Jérôme Mesnager s’illustrent dans l’art du pochoir et certaines de leurs œuvres, comme le légendaire « Sitting Kid » de Jef Aérosol, sont passées dans la postérité.

Les créations artistiques urbaines gagnent du terrain dans les années 1990 et les années 2000 se manifestent par l’intégration de l’art urbain en France, à commencer par la création du M.U.R. (« Modulable, Urbain et Réactif »), une association regroupant 80 artistes dont Epsylon Point.

Epsylon Point et le pochoir en couleur

S’il est un personnage qui a révolutionné l’art urbain français, c’est bien Epsylon Point, le pionnier du pochoir en couleur. Epsylon Point est un artiste peintre né en 1950, sortant des Beaux-Arts de Dijon et précurseur des premiers pochoirs en couleur.

Passionné de peinture, il s’essaya d’abord au graffiti à la bombe aérosol et à la photographie en mêlant le pochoir en couleur, technique qu’il découvre pendant une performance réalisée au début des années 1980. Ce touche-à-tout – Epsylon Point est également musicien et mécanicien d’avion – fait du pochoir en couleur sa marque de fabrique et aborde, à travers ses œuvres, différentes problématiques sociétales : revendications sociales, conflits mondiaux, condition humaine, etc.

En 1985, il participe au premier rassemblement du mouvement graffiti et d’art urbain à Bondy sous l’impulsions des VLP, aux côtés d’autres figures montantes de l’art urbain : Blek le rat, Jef Aérosol, Miss Tic, SP 38, Speedy Graphito ou encore Nuklé-Art. Au cours des années 2000, Epsylon Point est sollicité par les galeries d’art et musées pour des expositions personnelles et collectives de street art et d’art contemporain, dont « Aux Arts Citoyens » Espace des Blanc Manteaux, Paris (2006) ; « hihihihihi », Galerie Ligne 13 Paris (2012) ; Urban legend », Rome (2014).

Pour sa part, La CHOOSE Galerie, dans le 8e arrondissement de Paris devient la galerie officielle d’Epsylon Point ou y sont exposées des œuvres historiques comme récentes.